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Minage de bitcoin : les grands mineurs américains vendent leurs réserves pendant que l’Iran sous les frappes perd pied

Actualité du

4 mars 2026

Les mineurs cotés américains envoient un signal clair : le temps du “HODL quoi qu’il arrive” se fissure quand le coût du capital remonte et que l’après-halving comprime les marges. Core Scientific et MARA Holdings assument désormais une monétisation plus active de leurs bitcoins pour financer leurs besoins de trésorerie et d’investissement, et le marché actions a immédiatement recalé le secteur.

Les mineurs cotés ajustent leur stratégie de trésorerie

Côté Core Scientific, le message est d’abord financier. Le groupe a publié ses résultats 2025 et affiche, fin décembre, une liquidité composée notamment de cash et d’un stock de bitcoins valorisé à 222 millions de dollars. La société accélère surtout sa bascule vers des revenus d’infrastructure (colocation haute densité / IA) avec des capex élevés, dont une partie est financée par CoreWeave selon ses accords en cours. Dans ce contexte, la perspective de vendre davantage de BTC pour soutenir la trajectoire de cash-flow a pesé sur le titre, d’autant que des médias boursiers ont relayé la volonté de céder “substantiellement” les avoirs en bitcoins sur 2026 pour renforcer la liquidité.

Chez MARA, l’inflexion est formalisée noir sur blanc. Dans son rapport annuel (10-K daté du 2 mars 2026), l’entreprise rappelle qu’elle a commencé à vendre du bitcoin au second semestre 2025 pour financer ses opérations, et qu’en 2026 elle compte “continuer à monétiser le bitcoin opportunément” afin d’améliorer sa flexibilité financière, notamment pour apporter de la liquidité et financer des projets. Le marché se stabilise. Mais il ne redémarre pas : quand les mineurs vendent plus, le “narratif” de rareté reste intact, mais la mécanique de financement redevient dominante.

Géopolitique et volatilité : un facteur de risque pour l’industrie du minage

En toile de fond, la géopolitique ajoute une couche de risque opérationnel. Après les frappes américano-israéliennes, des sociétés d’analyse on-chain (Chainalysis, Elliptic) ont observé un pic de sorties de crypto depuis des plateformes iraniennes (plus de 10,3 M$ entre le 28 février et le 2 mars), sans qu’il soit possible d’attribuer avec certitude ces flux à un acteur unique. Ce point compte pour l’industrie : l’Iran est régulièrement cité comme un foyer de minage difficile à mesurer précisément, où énergie subventionnée, contraintes réglementaires et risques d’infrastructure peuvent provoquer des mises hors ligne ponctuelles — un facteur de volatilité, plus qu’un levier structurel sur le réseau.