La Banque centrale européenne (BCE) a confirmé le 5 février 2026 le maintien de ses taux directeurs, prolongeant une phase de pause monétaire engagée après le cycle de resserrement précédent. Le taux de dépôt reste fixé à 2,00 %, celui des opérations principales de refinancement à 2,15 % et la facilité de prêt marginal à 2,40 %, selon le communiqué officiel publié à l’issue du Conseil des gouverneurs.
Le message est clair : l’inflation converge progressivement vers la cible de 2 %, mais l’environnement international demeure instable. La BCE évoque explicitement les incertitudes liées aux tensions commerciales et géopolitiques. La croissance en zone euro montre des signes de résistance, soutenue par la demande intérieure et l’investissement public. Mais la visibilité reste limitée.
Le marché se stabilise. Mais il ne redémarre pas.
À l’international, la Maison-Blanche a confirmé début février un accord commercial intérimaire entre les États-Unis et l’Inde. Ce signal d’apaisement a soutenu les marchés asiatiques. Goldman Sachs Research a, dans la foulée, relevé sa prévision de croissance 2026 pour l’Inde à 6,9 %, selon la presse économique indienne. Une amélioration de la visibilité macro favorise mécaniquement les actifs risqués.
Dans le même temps, les discussions diplomatiques entre Washington et Téhéran et les tensions persistantes au Moyen-Orient entretiennent une demande structurelle pour les actifs refuge. L’or conserve ainsi un soutien fondamental, même si ses variations quotidiennes restent en partie techniques.
Pour les cryptoactifs, le positionnement reste ambigu. Bitcoin évolue tantôt comme actif corrélé à l’appétit pour le risque global, tantôt comme valeur alternative recherchée en période d’instabilité monétaire ou géopolitique. La corrélation n’est ni fixe ni linéaire. Elle dépend du facteur dominant : liquidité mondiale ou stress systémique.
Dans ce contexte, la décision de la BCE n’est pas un tournant. C’est un signal de temporisation. Les banques centrales observent. Les marchés attendent.