Ce lundi 13 avril 2026, le bitcoin recule sous les 71 000 dollars après l’échec des négociations entre l’Iran et les États-Unis. Donald Trump a immédiatement annoncé un blocus naval du détroit d’Ormuz. L’actif perd 2,6 % en vingt-quatre heures. Les liquidations de positions longues ont atteint 350 millions de dollars en une journée, selon CoinDesk.
Islamabad : vingt-et-une heures de négociations Iran-États-Unis sans résultat
Le vice-président américain JD Vance a dirigé la délégation américaine au Pakistan. Les discussions ont duré plus de vingt-et-une heures. Elles ont achoppé sur un seul point : le programme nucléaire iranien. Trump l’a qualifié de « seul point qui comptait vraiment ». Téhéran refuse de renoncer à ses ambitions nucléaires. L’Iran exige par ailleurs le contrôle du détroit, des réparations de guerre et la levée des sanctions américaines. Les deux délégations ont quitté Islamabad sans accord ni calendrier de reprise.
Sur Truth Social, Trump a annoncé que la marine américaine bloquera les navires entrant ou sortant du détroit d’Ormuz. Le CENTCOM a nuancé la portée du texte : les navires transitant vers des ports non-iraniens ne seront pas bloqués. Cette annonce a fait bondir le pétrole brut américain de 8 %, au-dessus de 104 dollars le baril, selon CNBC. Les futures du S&P 500 ont cédé 1 %. Ceux du Nasdaq 100 ont glissé de 1,3 % dans les échanges nocturnes.
Bitcoin face au blocus du détroit d’Ormuz
Depuis le début du conflit, la géopolitique constitue le premier moteur du cours. Ni les flux ETF, ni les cycles d’halvings ne dictent le mouvement autant que le calendrier diplomatique. La lettre Kobeissi résume le bilan : les pourparlers d’Islamabad se sont conclus dans le « pire scénario possible ».
Le recul du bitcoin lié au conflit Iran-États-Unis s’inscrit dans une dynamique amorcée en mars. L’actif avait bondi de 68 000 à 72 000 dollars lors du cessez-le-feu du 7 avril. Ce rebond avait effacé deux mois de pertes en une seule session. L’actif a reperdu 3 % dès l’annonce de l’échec, dimanche soir. L’ethereum suit la même trajectoire, à 2 197 dollars. Pour les analystes de 21Shares, un retour vers 66 000 dollars reste envisageable si le cessez-le-feu fragile s’effondre totalement.
Suivez l’évolution du cours en temps réel sur notre page dédiée au cours du bitcoin. Comme le détaille notre article sur la dépendance du bitcoin aux marchés américains, cette sensibilité aux chocs géopolitiques américains n’est pas un phénomène nouveau.
L’Iran et les péages crypto dans le détroit d’Ormuz
Cet usage du bitcoin par l’Iran au niveau du détroit d’Ormuz constitue un précédent sans équivalent. Depuis mi-mars 2026, les Gardiens de la Révolution islamique (IRGC) perçoivent des droits de passage sur les navires traversant le détroit. Le rapport TRM Labs chiffre ces frais jusqu’à 2 millions de dollars par navire. Les paiements sont acceptés en yuan chinois, en bitcoin et potentiellement en USDT.
Le choix du bitcoin répond à une logique structurelle. Décentralisé, il ne peut être ni gelé ni saisi par un émetteur. Il échappe au réseau de correspondance bancaire américain. Il ne laisse aucune trace en dollars. L’Iran a codifié ce mécanisme dans son « Plan de gestion du détroit d’Ormuz », adopté fin mars 2026. Chainalysis émet une réserve importante : ses analystes n’identifient pas encore de flux on-chain à grande échelle attestant d’une utilisation systématique. Le marché réagit davantage au signal politique qu’à des volumes vérifiables.
CrypCool, PSAN enregistré auprès de l’AMF, détaille les enjeux de traçabilité et de sécurité des actifs numériques sur sa page sécurité et transparence.
Fear & Greed à 12 : le bitcoin en peur extrême
L’indice Fear & Greed mesure le sentiment des investisseurs sur une échelle de 0 à 100. Il oscille en « peur extrême » depuis plus de soixante jours consécutifs. Il avait touché 8 début avril, avant le rebond lié au cessez-le-feu. L flotte autour de 12 ce lundi, après l’échec à Islamabad.
Le bitcoin affiche un repli de 45 % depuis son sommet historique de 124 000 dollars en octobre 2025. Il reste au-dessus de son plancher de février, autour de 65 000 dollars. La prochaine session de négociations est attendue pour le 15 avril. Un accord réel pousserait le cours vers 80 000 dollars selon plusieurs analystes. L’absence d’accord ancrerait la zone des 68 000 à 70 000 dollars comme plancher technique. Notre simulateur crypto permet de recalibrer son exposition en fonction de ces scénarios.