Ce lundi 23 mars, le Fear & Greed Index bitcoin tombe à 10 (zone de peur extrême) après que Donald Trump a lancé samedi soir une menace directe contre les centrales électriques iraniennes. En vingt-quatre heures, le marché a encaissé 299 millions de dollars de liquidations forcées. 85 % portaient sur des positions à la hausse. La deadline expire ce soir à 19h44, heure de Washington. La crise n’est pas dénouée.
48 heures pour rouvrir le détroit d’Ormuz : le pivot qui a tout déclenché
Samedi 22 mars, Trump a posté sur Truth Social une formulation sans ambiguïté. Si l’Iran ne rouvre pas « entièrement, sans menace » le détroit d’Ormuz dans les 48 heures, les États-Unis « frapperont et détruiront » ses centrales électriques, « en commençant par la plus grande ». Le retournement est brutal. Vingt-quatre heures plus tôt, le même Trump évoquait une « réduction progressive » des opérations militaires, selon Axios. Ce pivot a pris de court un marché qui avait construit, en huit jours consécutifs de gains, une confiance croissante autour d’une désescalade. Le détroit d’Ormuz représente environ 20 % du commerce mondial de pétrole par voie maritime. L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a qualifié la crise de pire choc énergétique depuis les années 1970.
299 millions de dollars liquidés en 24 heures
Les données CoinGlass publiées dimanche documentent l’ampleur du choc : 299 millions de dollars liquidés en vingt-quatre heures sur 84 239 traders, avec des positions longues représentant 254 millions de dollars, soit 85 % du total. La plus importante liquidation unitaire : un swap BTC-USDT de 10 millions de dollars sur OKX. Le bitcoin a touché 69 192 dollars dimanche matin, effaçant l’ensemble des gains de la semaine précédente en quelques heures. Pour suivre l’évolution en temps réel, le cours du bitcoin en direct est disponible sur CrypCool.
Fear & Greed Index bitcoin à 10 : ce que ce niveau dit vraiment
L’indice Fear & Greed synthétise le sentiment des investisseurs crypto sur une échelle de 0 à 100, en agrégeant momentum de prix, volatilité implicite, ratio put/call sur les options et dominance bitcoin. À 10, il enregistre l’une de ses lectures les plus basses de l’année. Ce niveau reflète la conjonction de trois facteurs simultanés : un choc géopolitique majeur, une exposition dérivée fortement déséquilibrée côté haussier après huit jours de hausse, et un contexte macro déjà dégradé. La Fed, la semaine dernière, a maintenu ses taux directeurs tout en relevant ses prévisions d’inflation, signal stagflationniste peu favorable aux actifs à risque.
L’histoire des niveaux extrêmes : capitulation ou signal d’achat ?
Historiquement, les plongées du Fear & Greed en dessous de 15 ont précédé des rebonds significatifs mais jamais mécaniquement, et toujours à condition qu’un catalyseur positif se matérialise. En juillet 2022, l’indice avait touché 6 : bitcoin avait continué à baisser plusieurs semaines avant de rebondir. Le niveau 10 n’est donc pas un signal d’achat automatique. C’est un indicateur de capitulation des positions spéculatives courtes, pas nécessairement de point bas absolu. La résolution de la crise géopolitique est attendue dans les heures qui viennent, ce soir même.
L’ultimatum n’est pas résolu : ce que dit l’Iran ce lundi
Contrairement à ce que les marchés espéraient en début de semaine, l’issue reste entière. L’Iran a refusé de se conformer et a contre-menacé. En effet, le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a annoncé qu’il ciblerait les installations électriques alimentant les bases américaines dans la région si les frappes étaient exécutées, selon des déclarations relayées par Euronews et CNBC. Téhéran a également averti qu’une attaque sur ses centrales entraînerait la « fermeture complète » du détroit, l’exact inverse de l’objectif américain. Le Parlement iranien a par ailleurs menacé de cibler les détenteurs d’obligations d’État américaines. Le conflit est entré dans sa quatrième semaine.
Dans ce contexte, le bitcoin joue son rôle habituel d’amortisseur de premier choc. Seul marché liquide mondial fonctionnant vingt-quatre heures sur vingt-quatre et sept jours sur sept, il encaisse en premier les ordres de dérisquage avant même l’ouverture des bourses traditionnelles. La corrélation avec le S&P 500 reste élevée à court terme, ce qui tempère le narratif de « valeur refuge » dans les phases aiguës d’escalade.
Les institutions ne paniquent pas : le plancher structurel tient
Un signal vient nuancer la lecture baissière. Les ETF bitcoin cotés aux États-Unis avaient enregistré des afflux nets significatifs en début de mois. Selon les données disponibles, la période du 9 au 17 mars a concentré 1,17 milliard de dollars d’entrées nettes, le fonds IBIT de BlackRock en captant plus de la moitié. Ce comportement institutionnel, accumuler pendant la panique retail, constitue un plancher structurel sous le marché, que le seul Fear & Greed Index bitcoin à 10 ne traduit pas.
Réserves on-chain : un signal complémentaire
Les réserves de bitcoin sur les plateformes d’échange ont parallèlement atteint un plus bas de sept ans à 2,7 millions de BTC selon les données on-chain. Les détenteurs long terme retirent leurs actifs des exchanges, comportement associé à une phase d’accumulation, non à une capitulation définitive. Les investisseurs souhaitant réévaluer leur exposition dans ce contexte peuvent utiliser le simulateur CrypCool pour modéliser différents scénarios.
Le signal clé reste géopolitique. Un recul de Trump, une négociation de dernière minute ou des frappes réelles sur les centrales iraniennes… chaque scénario ouvre une trajectoire radicalement différente pour les cours dans les prochaines heures. Un Fear & Greed à 10 dit que la peur est à son comble. Il ne dit pas encore ce qui vient après.
CrypCool, Prestataire de Services sur Actifs Numériques (PSAN) enregistré auprès de l’AMF, accompagne ses clients dans un cadre réglementé, y compris en période de forte volatilité. Pour comprendre comment sécuriser ses actifs dans ces phases de turbulences, consultez la page sécurité et transparence de la plateforme.