Les ETF Bitcoin spot américains ont de nouveau envoyé un signal défensif en milieu de semaine. Selon les données de Farside Investors, la séance du 17 février 2026 s’est soldée par -104,9 M$ de flux nets, avant une nouvelle accélération des retraits le 18 février à -133,3 M$.
Le détail compte : les sorties sont concentrées sur les grands véhicules, avec notamment IBIT (BlackRock) et FBTC (Fidelity) en première ligne sur la dernière séance disponible. Ce n’est pas une “fuite” structurelle au sens d’un désamour durable des ETF. C’est plus froid, plus tactique : des investisseurs ajustent le risque via des enveloppes liquides, souvent quand le marché hésite sur sa direction.
Le mouvement est d’autant plus parlant qu’il n’est pas isolé à Bitcoin. Côté Ethereum, les ETF spot ont également basculé dans le rouge le 18 février (total -41,8 M$), après plusieurs séances heurtées depuis le 10 février.
Sur la période la plus récente disponible (du 10 au 18 février, six séances cotées), Bitcoin affiche un solde cumulé nettement négatif (de l’ordre de plusieurs centaines de millions de dollars), tandis qu’Ethereum reste lui aussi en territoire de retraits. La liquidité “régulée” se montre exigeante, et elle n’achète pas les rebonds les yeux fermés.
Le prix, lui, ne “craque” pas violemment. Bitcoin évolue autour de 66 773 $ et l’ether autour de 1 959 $ à la dernière lecture, en recul sur la séance.
Le marché se stabilise. Mais il ne redémarre pas.
Tant que les flux ETF restent orientés vers la sortie, chaque rebond ressemble davantage à un test qu’à un changement de régime. Pour les investisseurs, ces flux redeviennent un baromètre prioritaire : ils mesurent moins l’intérêt de long terme que la tolérance au risque, au jour le jour, d’une demande institutionnelle désormais capable de bouger vite.