Le bitcoin tente de reprendre son souffle. Ce mardi 17 février 2026, le BTC évolue autour de 68 000 – 69 000 $, après l’épisode de baisse violent du début de mois qui a balayé une partie des positions les plus fragiles. Le marché se stabilise. Mais il ne redémarre pas. Les prix ne s’effondrent plus, pourtant les signaux de confiance restent maigres, et la dynamique continue d’être dictée par le risque plutôt que par l’appétit.
Le thermomètre de sentiment confirme cette tension : l’indicateur Crypto Fear & Greed d’Alternative.me affiche 10/100 (“Extreme Fear”), un niveau qui traduit une psychologie défensive, où la priorité devient la protection du capital plus que la recherche de performance. Chaque rebond ressemble davantage à un répit technique qu’à une reprise.
Côté microstructure, plusieurs analyses convergent sur un diagnostic : la baisse du 5 février a pris la forme d’une capitulation avec des ventes sous le prix d’achat et une matérialisation brutale des pertes. CoinDesk évoque un choc de 3,2 Md$ de pertes réalisées sur la séance du 5 février, présenté comme un record historique. Le même mouvement se lit aussi sur des fenêtres plus lissées : des lectures d’analystes relayées par Cointelegraph mettent en avant environ 2,3 Md$ de pertes réalisées sur une moyenne 7 jours, typiques des phases de purge où les mains les plus faibles sortent du marché.
Les ETF spot bitcoin, censés constituer le socle “institutionnel”, n’apportent pas (encore) le signal clair d’une réaccélération de la demande : les flux restent erratiques. Farside Investors montre une alternance de journées positives et de rechutes, avec notamment -544,9 M$ le 4 février puis -410,2 M$ le 12 février, ce qui entretient l’idée d’un marché plus porté par l’arbitrage et la réduction du risque que par une accumulation régulière.
Paradoxalement, ce sont les gros portefeuilles qui semblent le plus constructifs : selon Yahoo Finance (relais Bloomberg), les “whales” auraient accumulé environ 53 000 BTC sur une semaine, leur plus forte vague d’achats depuis novembre. Un contraste net : prudence du marché au comptant, mais retour progressif du “smart money” sur les zones de stress.