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Actualité du

26 juin 2026

Le bitcoin plonge sous 60 000 $ et se ressaisit aussitôt

Le bitcoin sous 60 000 dollars, c’est la cassure du mercredi 24 juin 2026 sur le marché américain. La première cryptomonnaie a franchi ce seuil pour la première fois depuis fin 2024. Elle se ressaisit ce jeudi 25 juin, autour des bas 60 000 dollars. Deux moteurs distincts expliquent le mouvement, l’un crypto, l’autre macro. Le déclencheur immédiat n’est pas une panique propre aux cryptos.

Strategy fragilise le bitcoin sous 60 000 dollars

Le premier moteur est interne au secteur. Les marchés s’inquiètent du modèle de financement de Strategy, l’ex-MicroStrategy. L’action MSTR est repassée sous 100 dollars, une première depuis mars 2024. Elle a cédé plus de 10 % sur la séance. Plusieurs analystes redoutent que le groupe doive vendre du bitcoin pour honorer ses dividendes. Cette crainte ravive un risque absent depuis deux ans. Bloomberg relie la cassure du seuil aux doutes sur le plus gros acheteur du marché, comme le détaille l’agence financière américaine. Ce stress prolonge la décollecte record des ETF Bitcoin observée sur trente jours.

Actions et IA : la toile de fond du repli

La veille, le 23 juin, les valeurs de mémoire avaient lourdement chuté. Micron avait perdu près de 13 % sur la séance. La Bourse de Séoul a dévissé, sur fond de craintes d’une bulle de l’IA. Un avertissement du régulateur coréen sur des ETF à effet de levier a amplifié la baisse. Cette rotation du capital vers les actions d’intelligence artificielle pénalise le bitcoin. Le 24 juin, les grands indices américains ont pourtant peu bougé. Le Nasdaq a cédé 0,43 %, le S&P 500 reculant de 0,10 %. Le Dow a lui gagné 0,35 %, selon le suivi de séance de CNBC. Le repli tient donc plus au positionnement qu’à un krach boursier.

Le rebond du bitcoin porté par Micron et le pétrole

Le redressement de ce jeudi vient lui aussi de l’extérieur. Micron a publié mercredi soir des résultats très supérieurs aux attentes. Le bénéfice ajusté a atteint 25,11 dollars par action, contre 20,49 attendus. Le chiffre d’affaires a grimpé à 41,46 milliards de dollars. L’action a bondi d’environ 14,5 % après la clôture, d’après la couverture des résultats trimestriels. Ce sursaut a relancé la confiance dans la thèse de l’IA. Le pétrole a par ailleurs nettement reflué. Le Brent a perdu 4,33 % à 73,74 dollars, le WTI 3,92 % à 70,34 dollars. Ces niveaux marquent un plus bas depuis fin février, avant les frappes sur l’Iran. Un brut moins cher desserre la pression inflationniste.

Un désendettement ordonné, pas une capitulation

La purge a surtout touché les paris haussiers. Les liquidations de positions longues ont avoisiné 253 millions de dollars sur l’épisode. Ce montant reste modéré au regard des secousses du début juin. Le marché a soldé son endettement plutôt qu’il n’a fui. Cette mécanique de stops accélère les baisses, puis se vide d’elle-même.

Le signal : un bitcoin redevenu actif risqué

Le bitcoin sous les 60 000 dollars confirme un changement de statut. Il réagit désormais comme un actif risqué, pas comme une valeur refuge. Il monte quand l’appétit pour le risque revient, et chute quand il reflue. La cryptomonnaie reste à moitié de son record d’octobre 2025, proche de 126 000 dollars. Ce repli prolonge son décrochage récent sous les 64 000 dollars et la dépendance du bitcoin aux marchés américains. CrypCool, prestataire enregistré auprès de l’AMF comme PSAN sous le numéro E2023-096, suit ce signal au-delà du seul prix. Les investisseurs peuvent suivre le cours du bitcoin en direct pour mesurer la suite. Le facteur clé reste la Fed et les actions technologiques, plus que les cryptos elles-mêmes.

FAQ

Pourquoi le bitcoin est-il passé sous 60 000 dollars le 24 juin 2026 ?
Le mercredi 24 juin 2026, les doutes sur le financement de Strategy ont pesé, son action MSTR repassant sous 100 dollars. La rotation du capital vers les actions d’IA a accentué la pression. Le bitcoin a franchi 60 000 dollars pour la première fois depuis fin 2024.

Pourquoi le bitcoin rebondit-il ce 25 juin ?
Micron a publié un bénéfice de 25,11 dollars par action, contre 20,49 attendus, et son titre a bondi d’environ 14,5 %. Ce sursaut a relancé la confiance dans l’IA. La baisse du pétrole, avec un Brent à 73,74 dollars, a aussi soulagé les marchés.

Quelle a été l’ampleur des liquidations ?
Les liquidations de positions longues ont avoisiné 253 millions de dollars sur l’épisode. Ce montant reste modéré face aux secousses du début juin. Le marché a soldé son endettement plutôt qu’il n’a paniqué.

MiCA: Meria agréée, Binance sans porte d’entrée dans l’UE

L’agrément MiCA sépare désormais clairement les acteurs crypto en Europe. Le 23 juin 2026, la fintech française Meria a obtenu le sien. Le lendemain, Binance retirait sa demande en Grèce. Six jours séparent ces annonces de la bascule du 1er juillet 2026. Ce jour-là, toute plateforme non agréée perdra son droit d’exercer dans l’Union.

Agrément MiCA: Meria entre dans le club français des agréés

Meria a officialisé son agrément PSCA le 23 juin 2026. Le numéro PSCA-AGR-2026-020 figure au registre de l’AMF. La société mosellane, fondée en 2017 par Owen Simonin (alias Hasheur), revendique plus de 150 000 utilisateurs. L’autorisation couvre l’intégralité des services d’investissement sur crypto-actifs. Elle inclut la conservation, l’exécution d’ordres, le conseil, la gestion de portefeuille, le transfert et l’échange. Meria exploite sa propre infrastructure blockchain et propose du staking en propre. La fintech déclare plus de 350 millions d’euros d’actifs sous conservation et délégation, comme l’indique son communiqué officiel. Cet agrément MiCA délivré par l’AMF confère le passeport européen.

La France aligne les agréments avant la bascule

Meria n’est pas un cas isolé. Plusieurs acteurs français ont décroché leur agrément en juin 2026. Paymium, Keyrock et la société de gestion RUFIJI Capital figurent parmi eux. Leonod, l’entité derrière Bull Bitcoin, a aussi été agréée. Coinhouse avait ouvert la voie dès mai 2026. Ces feux verts renforcent la place de Paris dans la régulation crypto européenne. L’AMF assume une exigence supérieure à celle de juridictions plus souples. Cette rigueur devient un argument concurrentiel pour les acteurs hexagonaux.

Binance recule en Grèce à six jours de l’échéance

Binance a retiré le 24 juin 2026 sa demande d’agrément en Grèce. La plateforme dit vouloir se tourner vers un autre État membre. Elle n’a pas nommé ce pays. Le numéro un mondial avait déposé son dossier auprès de la Hellenic Capital Market Commission en janvier 2026. Reuters avait révélé une semaine plus tôt un rejet probable. Les régulateurs grec, irlandais et letton auraient exprimé des réserves. Elles portent sur les antécédents judiciaires et la structure du groupe, d’après la couverture de CoinDesk. Ce retrait de son agrément MiCA en Grèce laisse Binance sans porte d’entrée légale claire dans l’Union.

Pourquoi la France reste un pari délicat pour Binance

La France est citée comme point de chute possible. Binance y détient un enregistrement PSAN auprès de l’AMF depuis mai 2022. Bâtir sur cette relation existante paraît plus simple. Le scénario reste pourtant politiquement sensible. L’Hexagone abrite une information judiciaire pour blanchiment aggravé visant la plateforme. La JUNALCO l’a ouverte début 2025, sur des faits présumés entre 2019 et 2024. L’AMF a aussi prévenu qu’elle pourrait refuser certains passeports jugés trop laxistes. Ces tensions prolongent les obstacles répétés de Binance face à MiCA.

Un impact marché réel mais circonscrit

L’effet immédiat sur les cours reste limité. Les paires en euros pèsent environ 1 % du volume spot mondial de Binance. La plateforme conserve l’essentiel de son activité hors Union. Le risque porte surtout sur les utilisateurs européens. Ils pourraient devoir migrer leurs actifs avant l’échéance. Binance assure que les fonds restent accessibles. La concurrence agréée, de Kraken à Coinbase, se tient prête à capter ces flux.

Le signal: MiCA trie les acteurs avant le 1er juillet

Le contraste des 23 et 24 juin 2026 résume la séquence. La période transitoire MiCA s’achève. Les prestataires devaient décrocher leur agrément MiCA avant le 30 juin pour continuer au-delà du 1er juillet. L’ESMA a confirmé le 23 juin qu’aucune prolongation n’interviendrait. Environ 83 % des prestataires actifs dans l’Union n’avaient pas encore obtenu leur licence. Les acteurs préparés sécurisent le marché unique. Les retardataires, même dominants, risquent une cessation ordonnée. Pour l’investisseur, se tourner vers un acteur agréé limite le risque de blocage. Cette sélection réglementaire confirme l’entrée du marché crypto dans une phase de maturité. CrypCool, prestataire enregistré auprès de l’AMF comme PSAN sous le numéro E2023-096, suit ce signal au-delà du seul calendrier.

FAQ

Quelle est la date limite de l’agrément MiCA en Europe ?
Les prestataires devaient obtenir leur agrément MiCA avant le 30 juin 2026. La période transitoire s’achève le 1er juillet 2026. Officiellement, après cette date, toute plateforme non agréée doit cesser ses services dans l’Union. L’ESMA a exclu toute prolongation le 23 juin 2026.

Pourquoi Binance a-t-il retiré sa demande d’agrément MiCA en Grèce ?
Binance a retiré sa demande le 24 juin 2026, face à un rejet probable. Les régulateurs grec, irlandais et letton auraient exprimé des réserves sur ses antécédents et sa structure. La plateforme dit chercher une autorisation dans un autre État membre.

Quels services couvre l’agrément MiCA de Meria ?
L’agrément PSCA de Meria, numéro PSCA-AGR-2026-020, couvre l’intégralité des services d’investissement. Il inclut conservation, exécution d’ordres, conseil, gestion de portefeuille, transfert et échange. Meria revendique plus de 350 millions d’euros d’actifs sous conservation et délégation.

Warsh enterre le debasement trade, l’or et le bitcoin plient

Le debasement trade se défait, et la Réserve fédérale en porte la cause. Le 24 juin 2026, Bloomberg a documenté ce retournement de la stratégie qui consistait à fuir le dollar via l’or et le bitcoin. Le point de bascule remonte au 30 janvier 2026. Ce jour, Donald Trump a nommé Kevin Warsh à la tête de la Fed. L’or a alors plongé jusqu’à 13 % en séance, sa plus forte baisse en plus de quatre décennies. Le bitcoin a suivi, et le dollar a trouvé un plancher.

Debasement trade : Warsh, le déclencheur

Warsh a obtenu le poste en plaidant pour des taux plus bas. Sa réputation de faucon de l’inflation a pourtant nourri le doute. Le Sénat l’a confirmé le 13 mai 2026. Il a prêté serment le 22 mai, comme dix-septième président de la Fed. La stratégie visait les actifs jugés à l’abri de l’érosion monétaire. L’or et le bitcoin en formaient le cœur. JPMorgan estime que les allocations à ce debasement trade sont retombées à leurs niveaux de mars 2025.

Le tournant de la Fed le 17 juin 2026

La Fed de Warsh a maintenu ses taux le 17 juin 2026, dans la fourchette de 3,50 % à 3,75 %. Le vote fut unanime, à douze voix contre zéro. Le communiqué a fondu à près de 130 mots, environ deux tiers plus court que le précédent. Warsh a retiré les indications prospectives, ces signaux par lesquels une banque centrale annonce ses intentions.

Un graphique à points qui bascule

Le graphique à points a changé de sens. Sa médiane 2026 est passée de 3,40 % en mars à 3,80 %. Neuf des dix-huit participants projettent désormais au moins une hausse cette année. Le marché price une hausse, et non une baisse, comme prochain mouvement. Selon CNBC, une hausse pourrait intervenir dès octobre. Le filet rassurant des annonces préalables a disparu.

Or et bitcoin : la mécanique des taux réels

L’environnement de taux commande la tendance, pas un événement crypto. Les rendements réels des emprunts d’État américains à dix ans ont grimpé à 2,28 %. C’est leur plus haut niveau en plus d’un an. Un placement sûr mieux rémunéré modifie l’arbitrage. Détenir un actif sans rendement coûte alors plus cher en manque à gagner. L’or et le bitcoin entrent dans ce cas. Le debasement trade perd son moteur quand l’argent sans risque rapporte davantage. Cette tension éclaire l’articulation entre l’or et une stratégie crypto.

Deutsche Bank et Goldman Sachs abaissent l’or

Les grandes banques ont revu l’or à la baisse. Deutsche Bank a réduit sa cible jusqu’à 22 %. Goldman Sachs a abaissé son objectif de fin 2026, de 5 400 à 4 900 dollars l’once le 19 juin. La banque a retiré toute baisse de taux de 2026 de son scénario. En cas de hausse, elle voit l’or glisser vers 4 400 dollars. L’or s’échange près de 4 100 dollars, niveau à vérifier à la publication. Il accuse environ 27 % de repli depuis son record de janvier, proche de 5 600 dollars.

Le signal : les taux pilotent l’or et le bitcoin

Le moteur du moment est monétaire, pas idéologique. Le bitcoin évolue près de 65 000 dollars, un niveau à confirmer à la publication. Il reste à moitié de son record d’octobre 2025, proche de 126 198 dollars. Sa prime de valeur refuge s’est dégonflée. Cette lecture du debasement trade prolonge la dépendance du bitcoin à la politique monétaire américaine. Les flux des ETF confirment ce reflux de la demande institutionnelle. Le facteur décisif reste Washington. Un gérant choisit le placement rémunéré contre l’actif volatil. Tant que la Fed peut relever ses taux, le bitcoin avance à contre-courant. Les investisseurs peuvent suivre le cours du bitcoin en direct pour mesurer ce reflux. CrypCool, prestataire enregistré auprès de l’AMF comme PSAN sous le numéro E2023-096, suit ce signal au-delà du seul prix.

FAQ

Qu’est-ce que le debasement trade qui se défait en 2026 ?
Le debasement trade consistait à fuir le dollar en achetant or et bitcoin, par crainte d’une érosion durable de la monnaie. Depuis la nomination de Kevin Warsh le 30 janvier 2026, ce pari recule. JPMorgan situe les allocations à leurs niveaux de mars 2025.

Pourquoi l’or et le bitcoin baissent-ils sous Kevin Warsh ?
La Fed du 17 juin 2026 a maintenu ses taux à 3,50-3,75 % et signalé une possible hausse. Les rendements réels à dix ans ont grimpé à 2,28 %, leur plus haut en plus d’un an. Un actif sans rendement devient alors plus coûteux à détenir.

De combien les banques ont-elles abaissé l’or ?
Deutsche Bank a réduit sa prévision jusqu’à 22 %. Goldman Sachs a ramené son objectif de fin 2026 de 5 400 à 4 900 dollars l’once le 19 juin, avec un plancher à 4 400 dollars en cas de hausse de taux.

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