Icône Bitcoin (BTC)

BTC

— € —%
Ethereum (ETH)

ETH

— € —%
VeraOne (VRO)

VRO

— €/g —%

Qivalis : 37 banques pour un stablecoin euro souverain

Actualité du

22 mai 2026

Le stablecoin euro Qivalis franchit ce mercredi 20 mai 2026 un nouveau cap : le consortium qui le porte réunit désormais 37 banques de 15 pays. Qui, quoi, quand, où, pourquoi : une alliance bancaire européenne, dont BNP Paribas, structure à Amsterdam un jeton adossé à l’euro. L’objectif : réduire la dépendance du continent aux stablecoins en dollars, avec un lancement visé fin 2026.

L’annonce marque une accélération nette. Qivalis a grossi à 37 institutions membres après l’arrivée de 25 nouvelles banques de 15 pays. Parmi les nouveaux entrants : ABN Amro, Rabobank, Nordea et Intesa Sanpaolo, comme le détaille FinanceFeeds. L’Espagne fournit le plus gros contingent, avec cinq institutions. La France, la Suède, la Grèce, les Pays-Bas, la Finlande et l’Irlande en ajoutent deux chacune, selon CoinMarketCap. FinanceFeeds

Pourquoi un stablecoin euro Qivalis maintenant

L’enjeu est celui de la souveraineté monétaire. Un stablecoin est une cryptomonnaie dont la valeur s’arrime à une monnaie classique, ici l’euro, via des réserves d’actifs. Le marché reste écrasé par le dollar.

D’après FXStreet, l’USDT de Tether pèse environ 189,6 milliards de dollars. Cela représente près de 59 % d’un marché total estimé à quelque 322 milliards. L’USDC de Circle suit autour de 77,6 milliards, selon Bitrue. La quasi-totalité des stablecoins en circulation restent libellés en dollars. Pour les acteurs européens, cette dépendance aux rails de paiement américains constitue une vulnérabilité stratégique.

Le projet Qivalis se construit sous le cadre MiCA. Il est piloté par Jan-Oliver Sell, ancien patron de Coinbase Allemagne. Howard Davies, ex-régulateur britannique, le préside. Le jeton sera adossé 1:1 à l’euro. Des dépôts bancaires et des actifs liquides de haute qualité le garantiront.

Lagarde et Beau : la fracture des banquiers centraux

Le sujet divise les autorités. La présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, a livré le 8 mai une position nuancée mais critique.

Dans un discours à Madrid, elle reconnaît le risque de dollarisation numérique. Elle juge toutefois que les arbitrages de stabilité financière l’emportent sur les gains potentiels. Elle plaide pour une infrastructure ancrée dans la monnaie de banque centrale, avec un euro numérique visé pour 2029. À l’inverse, le sous-gouverneur de la Banque de France, Denis Beau, appelle à une mobilisation public-privé immédiate. Il veut capter des parts de marché sans attendre.

Le signal pour l’investisseur français

Cette divergence éclaire un débat de fond sur l’avenir de la monnaie en Europe. Le stablecoin euro Qivalis avance malgré les réticences de la BCE. Des banques décidées à contrôler l’infrastructure le portent, plutôt que de la céder aux acteurs américains.

La lecture compte pour le détenteur français. CrypCool est un PSAN enregistré auprès de l’AMF sous le numéro E2023-96. Il opère dans ce même cadre MiCA. La pression réglementaire américaine s’ajoute au tableau. Les décrets signés par Donald Trump le 19 mai sur l’accès des firmes crypto à la Fed renforcent l’urgence ressentie côté européen. Le signal du jour tient en une phrase : l’Europe bancaire passe de l’observation à la construction. Mais la BCE n’a pas tranché entre stablecoin privé et euro numérique. Pour qui veut objectiver son exposition, le simulateur crypto reste un repère utile.