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Le bitcoin décroche après les frappes américaines en Iran

Actualité du

11 juin 2026

Les frappes américaines en Iran ont fait décrocher le bitcoin le 10 juin 2026. Le BTC est tombé sous 62 000 $ après l’opération du CENTCOM menée mardi soir près du détroit d’Ormuz. Téhéran a dénoncé une violation du cessez-le-feu et promis des représailles.

Frappes américaines en Iran : ce que le CENTCOM a confirmé

Le commandement central américain a lancé des frappes « de légitime défense » vers 17 h, heure de l’Est, le 9 juin. L’opération répond à la destruction d’un hélicoptère Apache AH-64 au-dessus du détroit d’Ormuz la veille. Les deux pilotes ont été secourus sains et saufs. Donald Trump a imputé l’attaque à l’Iran sur Truth Social, présentant la riposte comme « proportionnée ». Téhéran a qualifié l’opération de rupture du cessez-le-feu, puis a engagé des représailles, avec des tirs revendiqués vers le Bahreïn, le Koweït et la Jordanie, selon le suivi en direct de NBC News sur les attaques visant les cibles américaines. Le détroit d’Ormuz reste central : environ un cinquième du pétrole mondial y transite. NBC News

Bitcoin sous 62 000 $ : la fuite devant le risque

La réaction a été un classique mouvement de fuite vers la sécurité. Le bitcoin sous pression après les frappes en Iran a perdu près de 2 % sur 24 heures, passant sous 62 000 $ d’après les données CoinGecko relayées par BeInCrypto, qui note une baisse d’environ 2 % sur la séance. Le repli s’est prolongé le 10 juin, le cours glissant vers 60 000 $ en intraday, soit plus de 3 % de baisse. Les investisseurs ont vendu les actifs jugés risqués. Le marché actions a suivi le même réflexe, avec un recul marqué des indices asiatiques à l’ouverture. Vous pouvez suivre la séance via le cours du bitcoin en direct publié par CrypCool. BeInCrypto

L’or refuge reste faible, le dollar domine

Fait notable, l’or n’a pas joué son rôle de valeur refuge. Le métal s’échangeait autour de 4 340 $ l’once le 9 juin, près de son plus bas depuis fin mars, avant de glisser vers 4 200 $ au seuil du 10 juin. Selon TradingEconomics, l’or restait proche de son plus bas niveau depuis fin mars, le dollar et les rendements obligataires se renforçant après des chiffres d’emploi américains plus solides que prévu, ce qui nourrit l’hypothèse d’une hausse des taux d’ici la fin de l’année. Un dollar plus fort pénalise mécaniquement les actifs sans rendement. Cette dynamique éclaire le rapport entre métal jaune et actifs numériques, que nous détaillons dans notre analyse sur l’or et la stratégie crypto. TRADING ECONOMICS

Pétrole volatil et craintes d’inflation

Le pétrole évolue dans une zone tendue et instable. Le Brent s’est récemment traité autour de 93 à 94 $, après être brièvement remonté au-dessus de 98 $ lors d’escalades précédentes. L’agence américaine d’information sur l’énergie situe pourtant la moyenne de mai à 107 $ et anticipe environ 106 $ pour mai et juin, selon son point mensuel publié le 9 juin, qui rappelle que le trafic dans le détroit reste très limité depuis l’action militaire de février. Un pétrole élevé alimente l’inflation. Il éloigne les baisses de taux et accentue la pression sur la crypto. U.S. Energy Information Administration

Le bitcoin n’agit plus comme un or numérique

Cet épisode confirme une lecture observée depuis des mois. Le bitcoin ne se comporte plus comme un or numérique en cas de crise géopolitique. Il agit comme un actif à fort bêta, amplifiant les baisses des marchés actions. Des analystes parlent même d’une perte de statut de placement spéculatif vedette. Cette dépendance croissante au cycle américain, taux et dollar en tête, rejoint notre dossier sur la dépendance du bitcoin aux États-Unis, et le débat ancien sur l’or, le bitcoin et leurs gardiens. En tant que prestataire enregistré PSAN auprès de l’AMF sous le numéro E2023-096, CrypCool rappelle qu’un tel contexte invite à réévaluer son exposition plutôt qu’à réagir dans l’urgence.

À surveiller dans les prochaines heures

Trois points dominent. D’abord, l’ampleur des représailles iraniennes et l’état du détroit d’Ormuz. Ensuite, la trajectoire du dollar et des anticipations de taux. Enfin, le seuil des 60 000 $ comme support psychologique. Une rupture nette rouvrirait le risque baissier. Une stabilisation crédibiliserait l’idée d’un plancher.

FAQ

Pourquoi le bitcoin a-t-il chuté après les frappes en Iran ? Par fuite devant le risque. Le BTC est passé sous 62 000 $, en baisse d’environ 2 % sur 24 heures, les investisseurs vendant les actifs risqués après l’escalade du 9 juin.

L’or a-t-il protégé les portefeuilles cette fois ? Non. Le métal est resté faible, autour de 4 340 $ l’once le 9 juin, près de son plus bas depuis fin mars, pénalisé par un dollar fort et la remontée des anticipations de taux.

Pourquoi le détroit d’Ormuz compte-t-il autant pour les marchés ? Environ un cinquième du pétrole mondial y transite. Toute menace sur ce passage fait grimper l’énergie, ravive l’inflation et durcit les perspectives de politique monétaire.