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Ormuz : quand le pétrole reprend la main sur le bitcoin

Actualité du

15 juillet 2026

Le choc pétrolier parti du détroit d’Ormuz a poussé le Brent près de 85 $ le baril, ce mardi 14 juillet 2026. Des missiles iraniens ont frappé deux pétroliers émiratis, tuant un marin. Le baril efface le calme revenu après la trêve. Il ravive l’inflation que la Réserve fédérale cherche à juguler.

Le Brent au plus haut depuis un mois

Le Brent de septembre s’échangeait à 84,91 $ le baril le 14 juillet, au plus haut depuis le 15 juin. La référence a gagné 2 % ce mardi, après un bond de 9,6 % la veille. Sur la semaine, la hausse dépasse 10 %. Le brut progresse d’environ 17 % depuis le début de la guerre lancée fin février. Deux pétroliers émiratis ont été visés par des missiles iraniens dans le détroit. Un marin est mort, plusieurs autres ont été blessés, selon les autorités émiraties. Ces niveaux sont documentés par le point de marché d’Al Jazeera publié le 14 juillet.

Un détroit d’Ormuz quasi fermé au trafic

Le trafic s’est effondré dans le détroit. Seuls 57 passages ont été recensés de vendredi à dimanche, plus de 50 % sous la semaine précédente. Avant la guerre, près de 130 navires transitaient chaque jour. Le détroit concentre environ un cinquième du pétrole et du gaz mondiaux. Washington a réimposé son blocus, puis renoncé à sa taxe de passage le 14 juillet. Téhéran a déclaré la voie fermée jusqu’à nouvel ordre. Le coussin de réserves stratégiques américaines s’amenuise. Un analyste de TD Securities juge un baril à 100 $ possible en cas de pénurie physique.

Bitcoin et ether pris entre désinflation et flambée du brut

L’inflation américaine a nettement reflué en juin. L’indice CPI a baissé de 0,4 % sur le mois, sa plus forte chute depuis avril 2020. Le rythme annuel tombe à 3,5 %, sous le consensus de 3,8 %, selon les données de juin relayées par CoinDesk. L’inflation sous-jacente ressort stable, à 2,6 % sur un an. Cette désinflation avait d’abord soutenu le cours du bitcoin vers 64 000 $. La flambée du brut a inversé le mouvement. Le bitcoin est retombé autour de 62 600 $, sous la pression des craintes inflationnistes. L’indice CoinDesk 20 a cédé 0,6 %. L’ether évoluait près de 1 800 $. Les flux sur les ETF montraient pourtant encore de la demande la veille.

Le spectre d’une hausse de taux de la Fed

La flambée pétrolière relance le risque de taux plus élevés. Les marchés de prédiction voient environ 36 % de chances d’une hausse dès juillet, selon le point quotidien de CoinDesk. Le rendement à deux ans est remonté à 4,28 %. L’échéance de septembre reste ouverte, si le brut se maintient. Un pétrole cher nourrit l’inflation, donc les rendements obligataires. Il pèse alors sur les actifs sensibles aux taux, dont le bitcoin. Le pari dit Nacho, misant sur un détroit durablement fermé, revient au premier plan. En tant que PSAN français, CrypCool suit ces arbitrages de près, comme lors des dernières décisions de la Fed sur le bitcoin.

Un rebond crypto sur socle fragile

Deux forces opposées agissent sur la crypto. La désinflation soutient les cours. Un choc pétrolier durable ravive l’inflation que la Fed combat. Le rebond du bitcoin et de l’ether tient donc sur un socle instable. La statistique favorable d’hier peut être effacée par l’énergie d’aujourd’hui. Le signal reste celui d’un marché suspendu au trafic d’Ormuz. Rien n’indique une direction ferme à court terme. Face à ce risque, certains investisseurs regardent aussi vers l’or physique tokenisé et s’interrogent sur la dépendance du bitcoin aux États-Unis.

FAQ

Pourquoi le pétrole fait-il baisser le bitcoin ? Un baril cher relance l’inflation. Cela pousse les rendements obligataires et le risque de hausse des taux. Le bitcoin, sensible aux taux, en pâtit. Le 14 juillet, il est retombé vers 62 600 $ malgré une inflation en repli.

À combien est le Brent après les frappes du détroit d’Ormuz ? Le Brent de septembre s’échangeait à 84,91 $ le 14 juillet 2026, au plus haut depuis le 15 juin. Sur la semaine, la hausse dépasse 10 %.

La Fed va-t-elle monter ses taux en septembre ? Rien n’est acté. Les marchés de prédiction voient environ 36 % de chances d’une hausse dès juillet. Un pétrole durablement élevé maintient l’option de septembre ouverte.