Le CLARITY Act a franchi un obstacle décisif le 21 juillet 2026. Donald Trump aurait accepté la clause éthique qui bloquait ce texte de structuration du marché crypto américain. Cette clause encadre les conflits d’intérêts des élus, président compris. Son adoption répartirait enfin la supervision des cryptos entre le gendarme boursier (la SEC) et celui des marchés à terme (la CFTC).
L’information reste à manier avec prudence. La Maison Blanche n’a dévoilé aucun détail de la concession présidentielle. Les sénateurs démocrates n’ont pas été briefés sur le contenu exact, selon l’exclusivité publiée par CoinDesk. Le déblocage annoncé n’est donc pas encore vérifiable dans le texte.
Ce que change le compromis sur la clause éthique
Le blocage portait sur un point précis. La clause limite la façon dont le président, le vice-président et les membres du Congrès tirent profit de leurs avoirs numériques. Trump est directement concerné. Sa déclaration financière de juillet fait état d’environ 1,4 milliard de dollars de revenus crypto pour 2025.
World Liberty Financial au cœur du conflit
L’essentiel de ces revenus provient de l’entreprise familiale World Liberty Financial et de son memecoin. Un responsable de la Maison Blanche affirme que le président a consenti « la disposition éthique la plus complète de l’histoire ». Aucun élément public ne confirme encore cette portée. Le périmètre exact des restrictions reste inconnu.
Les démocrates gardent leurs réserves
Les négociateurs démocrates restent sur leur garde. La sénatrice Angela Alsobrooks juge « peu sérieux » un dispositif dont l’application reposerait sur le ministère de la Justice. Ce ministère est perçu comme trop proche du président. Cette défiance pèse lourd sur l’issue du vote. Washington avait déjà raté un rendez-vous des règles quelques jours plus tôt.
Les marchés de paris réagissent au signal
L’effet sur les marchés de prédiction a été immédiat. Sur Polymarket, la probabilité d’une adoption du CLARITY Act en 2026 a bondi à 43 %, contre 32 % le 17 juillet, d’après le relevé de CoinDesk. Le contrat était tombé à 24 % le 13 juillet.
Ce sursaut mérite d’être relativisé. À 43 %, les parieurs jugent toujours l’échec plus probable que le succès. Le contrat avait frôlé 74 % en mai avant de rechuter. La probabilité d’adoption du CLARITY Act traduit donc une confiance encore partielle.
Un calendrier parlementaire sous tension
Le temps presse au Sénat. Les élus disposent de moins de trois semaines avant la pause estivale, autour du 7 août 2026, comme le souligne The Hill. Le texte définitif, incluant la clause éthique, n’a pas encore circulé. La commission bancaire avait validé une version le 14 mai, par 15 voix contre 9, selon le texte du CLARITY Act (H.R.3633) au Congrès.
Le signal macro : les États-Unis reviennent dans la course
Ce déblocage, même fragile, replace les États-Unis dans la compétition réglementaire mondiale. Face à eux, l’Europe avance avec son cadre MiCA déjà en vigueur. Chaque semaine de blocage profitait aux juridictions concurrentes. Ce bras de fer illustre l’âge de raison que traverse le marché crypto en 2026.
Un cadre américain clair lèverait une incertitude majeure. Les investisseurs institutionnels attendent cette visibilité sur la frontière SEC et CFTC. Cette perspective explique en partie la fermeté des cours cette semaine. Le marché reste toutefois suspendu à un vote incertain, ce qui confirme la dépendance du bitcoin aux marchés américains. Les particuliers suivent ces mouvements via le cours du bitcoin en direct.
FAQ
Le CLARITY Act est-il adopté en juillet 2026 ?
Non. Trump aurait accepté la clause éthique le 21 juillet, mais aucun détail n’est public et le texte définitif n’a pas circulé. Le Sénat doit voter avant la pause du 7 août.
Que dit Polymarket sur le CLARITY Act ?
La probabilité d’une adoption en 2026 est passée à 43 % le 21 juillet, contre 32 % le 17 et un plancher de 24 % le 13 juillet. L’échec reste jugé plus probable que le succès.
Pourquoi la clause éthique bloquait-elle le texte ?
Elle encadre les conflits d’intérêts des élus, dont Trump, qui a déclaré environ 1,4 milliard de dollars de revenus crypto en 2025 via World Liberty Financial et son memecoin.