Les sorties ETF bitcoin dictent le marché en ce début de semaine. Ce lundi 1er juin 2026, le bitcoin évolue autour de 73 400 dollars, après un mois de mai clôturé en baisse d’environ 3,7 %, et il décroche alors que Wall Street enchaîne les records. Le moteur n’est pas le pétrole, mais une décollecte record des fonds indiciels.
Sorties ETF bitcoin : un découplage net avec les actions
Le contraste est saisissant. D’après TheStreet, le S&P 500 a clôturé à 7 580 points le 29 mai, sa neuvième semaine de hausse consécutive, tandis que le Dow Jones franchissait 51 000 points. Le bitcoin, lui, suit sa propre logique. Les données de Coinbase le situent à 73 400 dollars, soit environ 42 % sous son record de 126 198 dollars d’octobre dernier. L’ether a cédé le seuil des 2 000 dollars le 28 mai, une première depuis fin mars. Nous avions documenté cette divergence entre bitcoin et ether dès le mois dernier. Le suivi en temps réel reste accessible sur le cours du bitcoin.
Pétrole et Iran : un contexte qui ne suffit pas
Le réflexe serait d’incriminer la géopolitique. Des frappes américaines ont visé l’Iran le 28 mai, ravivant la peur sur le détroit d’Ormuz. Mais le baril a reculé. Comme le détaille CNBC, le Brent a terminé mai autour de 92,5 dollars, en baisse de près de 19 % sur le mois, son pire mois depuis la pandémie. Washington et Téhéran se sont entendus sur un cessez-le-feu de 60 jours. Le pétrole s’apaise donc, et notre suivi du prix du bitcoin face aux frappes en Iran le confirme : la guerre n’explique plus la faiblesse du marché.
Sorties ETF bitcoin : le vrai signal du marché
La pression vient des flux. Les sorties ETF bitcoin au comptant ont atteint 2,30 milliards de dollars en mai, la plus forte décollecte de 2026 d’après BeInCrypto. Les fonds ether ont eux aussi vu partir environ 401 millions de dollars, comme le rapporte CryptoDaily. Des investisseurs institutionnels allègent le risque, plus vite que la baisse des prix ne le justifie. Ce reflux, que nous suivions déjà lors de la décollecte liée au Clarity Act, pèse davantage que le baril.
Fed de juin : le prochain catalyseur
Le calendrier de juin peut rebattre les cartes. Les États-Unis publient l’enquête JOLTS le 2 juin, l’emploi le 5 juin, l’inflation CPI vers le 10 juin. Le calendrier de la Réserve fédérale fixe la décision aux 16 et 17 juin. Ce sera la première réunion présidée par Kevin Warsh, dont nous avions analysé l’arrivée à la tête de la Fed, le mandat de Jerome Powell s’étant achevé le 15 mai. Le statu quo reste attendu : les marchés de prédiction Polymarket l’évaluent entre 65 et 89 %. Une inflation PCE au plus haut depuis près de trois ans freine tout espoir de baisse rapide. PSAN enregistré auprès de l’AMF, CrypCool rappelle que tout investissement en cryptoactifs comporte un risque de perte.