Icône Bitcoin (BTC)

BTC

0000,00 € 0,00%
Ethereum (ETH)

ETH

0000,00 € 0,00%
VeraOne (VRO)

VRO

0000,00 €/g 0,00%

Le français Spiko lève 90 millions et devance un fonds BlackRock

Actualité du

7 octobre 2026

Spiko boucle une levée de fonds de 90 millions de dollars, annoncée le mardi 6 octobre 2026. Le fonds américain NEA mène l’opération, aux côtés d’Index Ventures et de Bpifrance. Cette fintech parisienne place la trésorerie d’entreprises et de particuliers dans des fonds dont les parts circulent sur blockchain.

Levée de fonds Spiko : NEA et Bpifrance au capital

Dans son annonce, Spiko revendique plus de 10 000 clients dans plus de 25 pays et 2,7 milliards de dollars d’encours. Ce montant a plus que quintuplé en douze mois, selon la société. Axel Weber, ancien président de la Bundesbank, investit à titre personnel, comme les fondateurs de Qonto. Avec cette levée de fonds, Spiko totalise 120 millions de dollars réunis depuis sa création. L’argent financera des équipes en Allemagne, en Italie, en Espagne, aux Pays-Bas et dans les pays nordiques. Le premier investisseur vient donc des États-Unis, alors que le développement vise l’Europe.

Des parts de fonds inscrites sur blockchain

Spiko n’émet pas de cryptomonnaie. Elle inscrit les parts de ses fonds sur des blockchains publiques, plutôt que dans les registres habituels des banques. Ce procédé, la tokenisation, sert déjà pour l’or tokenisé. Les parts se transfèrent ainsi à toute heure, et d’autres applications financières peuvent les proposer à leurs clients. Fin août, Spiko dominait déjà la tokenisation sur Stellar. Ce réseau porte encore 1,7 milliard de dollars de ses parts.

2,66 milliards de dollars, plus que le BUIDL de BlackRock

Le site de données RWA.xyz attribue à Spiko 2,66 milliards de dollars au 6 octobre. La société occupe ainsi le quatrième rang mondial des émetteurs d’actifs tokenisés, hors stablecoins. BUIDL, le fonds de BlackRock investi en dette publique américaine à court terme, pèse 2,25 milliards. Il a perdu 20 % en trente jours, quand la gamme de Spiko gagnait près de 7 %.

Une gamme entière face à un seul fonds

La comparaison a pourtant une limite, car elle oppose une gamme de plusieurs fonds à un produit unique. De plus, les deux placements diffèrent. Le premier fonds de Spiko, le Spiko Amundi Overnight Swap Fund, pèse 1,54 milliard de dollars, soit 58 % du total. Son rendement, 2,88 % sur trente jours, provient de contrats d’échange garantis, conclus avec de grandes banques. Ces contrats visent un rendement supérieur à l’€STR, le taux auquel les banques de la zone euro empruntent pour une journée. Le fonds investi en dette d’État de la zone euro, lui, ne pèse plus que 654 millions. Son encours a reculé de 25 % en un mois.

Le rendement que MiCA interdit aux stablecoins

Ces fonds occupent une place que les stablecoins ne peuvent pas prendre dans l’Union européenne. Ces jetons indexés sur une monnaie n’ont pas le droit de rémunérer leurs détenteurs. Le règlement MiCA l’interdit à leurs émetteurs comme aux plateformes, par ses articles 40 et 50. Les banques centrales européennes veulent même étendre cette interdiction aux services de prêt de jetons. Une part de fonds, en revanche, rapporte un rendement qui suit les taux directeurs. BUIDL affiche ainsi 3,68 % en dollars, après la hausse des taux de la Réserve fédérale le 16 septembre. Pour une trésorerie en euros, un rendement sur blockchain passe donc aujourd’hui par un fonds, non par un stablecoin.

FAQ

Combien Spiko a-t-elle levé et auprès de qui ?

Spiko a annoncé le 6 octobre 2026 une levée de 90 millions de dollars. Le fonds américain NEA la mène, avec Index Ventures et Bpifrance. La société totalise 120 millions de dollars levés.

Spiko pèse-t-elle plus que BlackRock dans les fonds sur blockchain ?

RWA.xyz attribue 2,66 milliards de dollars à la gamme de Spiko au 6 octobre 2026, contre 2,25 milliards pour BUIDL. La comparaison oppose toutefois plusieurs fonds à un seul.

Un stablecoin peut-il verser des intérêts en Europe ?

Non. Le règlement MiCA interdit aux émetteurs de stablecoins et aux plateformes de verser des intérêts aux détenteurs. Une part de fonds tokenisée peut en revanche rapporter un rendement.