Oui, la flat tax augmente bien en 2026, et oui, cela concerne directement les détenteurs de cryptomonnaies en France.
Depuis le 1er janvier 2026, la flat tax France 2026 s’établit à 31,4 %, contre 30 % auparavant.
Cette hausse résulte d’une loi adoptée dans le cadre du PLFSS 2026 qui relève la CSG sur une partie des revenus du capital afin de renforcer le financement de la Sécurité sociale.
Ce qui change réellement cette année, ce n’est pas tant la philosophie de la fiscalité crypto que son niveau de structuration. La hausse de la flat tax s’accompagne de l’entrée en vigueur de la directive DAC8, qui renforce la circulation des données fiscales au niveau européen.
La vraie question n’est donc pas “vais-je payer plus d’impôt ?”, mais plutôt : comment déclarer correctement, avec quelles données, et selon quelles règles, dans un cadre devenu plus lisible mais plus exigeant ?
Chez CrypCool, nous avons analysé ces évolutions pour en extraire l’essentiel : ce qui change vraiment, ce qui ne change pas, et surtout ce que vous pouvez faire concrètement en 2026.
Flat tax France 2026 : une hausse ciblée, pas un changement de logique
Pourquoi la flat tax augmente-t-elle en 2026 ?
La flat tax, ou prélèvement forfaitaire unique (PFU), regroupe l’impôt sur le revenu et les prélèvements sociaux sur les revenus du capital : dividendes, intérêts, plus-values mobilières, gains de cession de titres et revenus assimilés.
Historiquement, ce taux s’établissait à 30 %, soit :
- 12,8 % d’impôt sur le revenu,
- 17,2 % de prélèvements sociaux (dont la CSG à 9,2 %). La finance pour tous
L’objet de la réforme budgétaire portée par le PLFSS 2026 est de porter la part de CSG applicable aux revenus du capital à 10,6 %, ce qui fait mécaniquement grimper les prélèvements sociaux à 18,6 % et le PFU à 31,4 % sur certains revenus du capital.
Cette hausse issue d’un arbitrage budgétaire porté par le gouvernement concerne
l’ensemble des revenus du capital. La crypto n’est donc pas visée en tant que telle.
Champ d’application : revenus, dividendes, intérêts, placements
Les revenus du capital imposables au PFU incluent notamment :
- plus-values de cession, y compris sur crypto-actifs (hors cas particuliers),
- dividendes et actions cotées ou non,
- intérêts de produits de placement taxables,
- certaines opérations sur compte titres.
Certaines catégories de produits ou d’enveloppes peuvent bénéficier d’un régime différent ou d’exclusions temporaires : assurance-vie, PEA, certaines formes de livret, ou produits d’épargne réglementés.
Effet sur l’imposition des plus-values crypto
Pour un investisseur en cryptomonnaies, la flat tax France 2026 signifie que chaque plus-value réalisée en 2026 (cession contre euro, achat de bien, conversion vers un autre actif taxable) sera imposée à 31,4 %, sauf si des options déclaratives ou des régimes spécifiques (par exemple barème progressif du revenu) sont retenus.
L’efficacité de cette augmentation est variable selon la stratégie de gestion des comptes, la fréquence des cessions et la nature des revenus concernés (intérêts, dividendes, gains). La hausse affectera aussi la rémunération nette des placements financiers, ce qui inclut directement ou indirectement les opérations sur comptes titres, cryptos et autres produits du capital.
DAC8 : une révolution déclarative pour les cryptoactifs et les revenus numériques
La directive DAC8 n'est pas une nouvelle taxe
La directive européenne DAC8 (Directive on Administrative Cooperation n°8) ne crée ni nouvel impôt, ni nouveau taux, ni nouvelle base taxable. Elle vise à harmoniser et automatiser la remontée d’informations fiscales liées aux transactions de cryptos au sein de l’UE.
L’objectif affiché est la lutte contre la fraude, l’évasion et certaines formes d’optimisation fiscale non déclarées, en obligeant les prestataires de services à collecter et transmettre des données sur les transactions, comptes et titulaires.
Entrée en vigueur et obligations
Depuis le 1er janvier 2026, les nouvelles obligations déclaratives issues de DAC8 sont devenues applicables aux plateformes régulées qui devront transmettre:
l’identité du titulaire (et sa résidence fiscale),
les opérations réalisées (cessions, conversions, transferts selon les cas),
les montants agrégés par période.
Ces données seront ensuite échangées automatiquement entre États membres de sorte que les administrations disposent points de comparaison fiables.
Selon les orientations de la directive, la déclaration des transactions réalisées à partir de 2026 devra être rendue dans un format structuré déterminé, avec une première transmission effectuée par les prestataires avant la fin de l’année suivante.
Impact pour les détenteurs de portefeuilles crypto
Avant DAC8, la déclaration reposait largement sur la bonne foi et la capacité du contribuable à reconstituer son historique.
Ce nouveau cadre signifie que l’administration fiscale française, comme celle des autres États membres, disposera de données détaillées sur les opérations réalisées sur plateformes centralisées ou régulées en Europe.
Cela réduit significativement l’écart entre ce qui est déclaré volontairement par un contribuable et ce que le fisc connaît déjà via des échanges automatiques, ce qui peut :
- augmenter les contrôles de cohérence entre déclarations et informations de tiers ;
- rendre moins tolérable l’imprécision ou l’omission dans la déclaration de vos revenus de capital ou de vos plus-values crypto ;
- inciter à structurer davantage la gestion de vos comptes, historiques et preuves de calcul.
DAC8 et comptes à l'étranger: le retour du sujet 3916-bis
La déclaration des comptes d’actifs numériques détenus à l’étranger (formulaire 3916-bis) existe depuis plusieurs années. DAC8 ne la remplace pas.
En revanche, elle renforce la probabilité que l’administration sache qu’un compte existe même s’il n’est pas déclaré.
DAC8 agit comme un accélérateur de visibilité, pas comme une nouvelle obligation.
DAC8, MiCA, CARF : trois textes, une même logique de clarification
Avec cet ensemble de textes, l’Europe entend construire un cadre structuré où chacun joue un rôle précis :
- MiCA : encadre les acteurs crypto et les produits (règles de marché, protection des utilisateurs, supervision).
- DAC8 : organise la circulation des données fiscales, sans créer de nouvel impôt.
- CARF (OCDE) : étend cette logique de transparence à l’échelle internationale.
Pris ensemble, ces textes traduisent un message clair : la crypto n’est plus en marge, mais intégrée durablement au système financier. Pour les investisseurs, l’enjeu n’est pas un durcissement soudain, mais une meilleure lisibilité des règles, à condition d’adopter une discipline déclarative cohérente.
Comment aborder 2026 sereinement : les bons réflexes à adopter
Cartographier vos lieux de détention (et repérer ce qui est à déclarer)
- Plateformes centralisées : lesquelles sont étrangères ? lesquelles disposent d’une entité UE ?
- Wallets non custodial : ce n’est pas un “compte” au sens 3916-bis, mais les transactions restent à tracer. Les flux doivent pouvoir être expliqués et documentés.
Tenir une comptabilité de cessions “à la française”
Le calcul 150 VH bis ne se limite pas à un PNL d’exchange : il dépend de la valeur globale du portefeuille au moment de la cession imposable.
- Centralisez vos historiques
- Documentez les transferts inter-wallets
- Archivez les justificatifs (rapports, confirmations, relevés)
Ne pas oublier l'angle mort: payer en crypto = cession imposable
Traiter un passif déclaratif avant que la donnée tiers circule
Bénéficiez d’un accompagnement clef en main pour la gestion de vos compte crypto avec CrypCool & Comptacrypto
Conclusion : flat tax 31,4 % et DAC8, une nouvelle ère de fiscalité crypto
L’entrée en vigueur de flat tax France 2026 au taux de 31,4 % sur les revenus du capital, combinée à la mise en application de la directive DAC8, transforme l’environnement fiscal des crypto-actifs et des placements financiers. L’administration fiscale française dispose désormais de plus de données, de transparence et d’outils d’analyse pour rapprocher les déclarations des contribuables de la réalité des transactions effectuées sur les plateformes.
Pour l’épargnant ou l’investisseur crypto, cela signifie une exigence accrue en matière de gestion patrimoniale, déclaration et conformité, mais aussi une opportunité de structurer son patrimoine de manière plus sereine en anticipant les défis et en intégrant ces évolutions dans ses stratégies fiscales.
FAQ – Flat tax France 2026, fiscalité et cryptomonnaies
La flat tax France 2026 s’applique-t-elle automatiquement à tous les revenus crypto ?
Pourquoi la flat tax augmente-t-elle en 2026 ?
La hausse de la flat tax est la conséquence indirecte d’une loi de financement de la Sécurité sociale, intégrée au PLFSS 2026. Le texte prévoit une augmentation de la CSG applicable à certains revenus du capital afin de renforcer le financement de la Sécurité sociale, sans modifier la part d’impôt sur le revenu du PFU. Cette mesure a été débattue au Sénat et à l’Assemblée nationale dans le cadre de l’examen du budget.
La DAC8 crée-t-elle une nouvelle taxe sur les cryptos ?
Les comptes crypto devront-ils être déclarés avec DAC8 ?
DAC8 ne remplace pas les obligations déclaratives françaises existantes. En revanche, elle augmente la capacité de l’administration à croiser les données issues des plateformes avec les déclarations fiscales des contribuables. Les détenteurs de comptes sur des plateformes étrangères restent soumis aux règles françaises de déclaration, sous peine de sanctions. La rigueur dans la gestion des comptes et des historiques devient donc essentielle.
Peut-on encore choisir le barème progressif au lieu de la flat tax ?
Quels placements sont concernés par la flat tax France 2026 ?
La flat tax concerne de nombreux placements financiers :
- actions et dividendes,
- intérêts de produits financiers imposables,
- plus-values de cession de titres ou de crypto-actifs.
Certains produits d’épargne bénéficient toutefois de régimes spécifiques ou sont exonérés, comme certains livrets réglementés, le PEA sous conditions, ou certaines enveloppes d’assurance-vie, selon la durée et les versements effectués.