La blockchain Arc de Circle est ouverte au public depuis le mercredi 16 septembre 2026. L’émetteur de l’USDC, un stablecoin en dollars, y associe onze validateurs venus de la finance traditionnelle. Son objectif : contrôler aussi le réseau sur lequel circule son dollar numérique.
Onze validateurs identifiés sur la blockchain Arc
Une blockchain est un registre de transactions partagé entre plusieurs opérateurs. Sur Arc, ces opérateurs, appelés validateurs, vérifient et enregistrent chaque opération. Ils sont onze, et tous connus. Le communiqué de lancement de Circle cite BlackRock, Visa, Mastercard, Standard Chartered, le japonais SBI et ICE, propriétaire de la Bourse de New York. S’y ajoutent DTCC, qui règle et conserve la quasi-totalité des titres américains, puis Galaxy, MoneyGram, Sumitomo et Worldpay. Cependant, Circle évoque un déploiement « par étapes », sans préciser quels validateurs sont déjà actifs.
Des frais payés en USDC
Les frais se règlent en USDC, et non dans un jeton au cours variable. Une entreprise connaît donc à l’avance le coût en dollars de chaque opération. Par ailleurs, plus de cent participants sont annoncés au lancement. Parmi eux, Société Générale, HSBC, BNY et State Street obtiennent un accès au réseau. Enfin, Circle et DTCC prévoient de tokeniser des titres conservés par DTCC, c’est-à-dire de les émettre sous forme de jetons, à partir du second semestre 2027.
Circle veut le réseau en plus de la monnaie
Circle vit aujourd’hui des intérêts produits par les réserves de l’USDC. Au deuxième trimestre 2026, ces intérêts ont atteint 668 millions de dollars sur 701 millions de revenus, soit 95 %. Or ce revenu dépend du niveau des taux américains, que Circle ne maîtrise pas. Avec la blockchain Arc, la société cherche donc une seconde assise : posséder le réseau où circulent 73 milliards de dollars d’USDC.
Ce cumul crée une dépendance. Le même acteur privé américain émettrait la monnaie et exploiterait le réseau. Pour les banques européennes, la question est concrète, car l’Europe attend encore son propre jeton en euros. En face, les banques américaines préparent leur dollar numérique. D’autres misent sur les dépôts tokenisés, leur riposte aux stablecoins.
Dix milliards de jetons ARC, déjà en partie vendus
Circle a créé cette semaine 10 milliards de jetons ARC. Ils doivent, à terme, répartir la gouvernance du réseau. La société précise que cette création « n’est pas un engagement » à les lancer publiquement. Pourtant, une partie a déjà trouvé preneur. En mai, une prévente a rapporté 222 millions de dollars, auprès d’investisseurs dont BlackRock et Apollo. BlackRock est donc à la fois validateur et investisseur du réseau.
Aucun volume réel mesurable
Ces éléments proviennent pour l’essentiel de Circle. Aucun volume réel n’est encore mesurable sur le réseau public. La Bourse reste d’ailleurs froide. L’action Circle a cédé plus de 6 % en séance mercredi, au lendemain du rejet du Clarity Act au Sénat américain.
Les onze noms impressionnent. Mais ils ne prouvent rien. L’activité des prochains mois dira si ces validateurs sont des utilisateurs ou des cautions. Pour une trésorerie d’entreprise, le choix du réseau devient ainsi un critère, comme celui du prestataire.
(Environ 490 mots hors FAQ, format standard puisque le NEWS IMPACT SCORE est inférieur à 40.)
FAQ
Qu’est-ce que la blockchain Arc de Circle ?
Arc est un registre de transactions lancé publiquement par Circle le 16 septembre 2026. Onze validateurs identifiés le font fonctionner, dont BlackRock, Visa, Mastercard et DTCC. Les frais s’y paient en USDC.
Qui valide les transactions sur Arc ?
Onze institutions : BlackRock, DTCC, Galaxy, ICE, Mastercard, MoneyGram, SBI, Standard Chartered, Sumitomo, Visa et Worldpay. Circle annonce une entrée par étapes, sans dire lesquelles sont déjà actives.
Le jeton ARC est-il en vente ?
Non. Circle a créé 10 milliards de jetons ARC sans s’engager à les lancer publiquement. Une prévente réservée à des investisseurs, dont BlackRock et Apollo, a toutefois levé 222 millions de dollars en mai 2026.