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Le stablecoin Qivalis des 37 banques obtient son feu vert

Actualité du

15 octobre 2026

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Le stablecoin Qivalis, projet de 37 banques européennes, a obtenu l’agrément sans lequel aucune émission n’était possible. Le mercredi 14 octobre 2026, la société d’Amsterdam a annoncé avoir reçu ce statut d’établissement de monnaie électronique de la banque centrale néerlandaise (DNB). Il l’autorise à émettre un jeton en euro.

Le règlement européen MiCA range ce stablecoin parmi les jetons de monnaie électronique. Chaque jeton reste remboursable à tout moment, à raison d’un euro par jeton. L’émetteur n’a pas le droit de verser d’intérêts à ses détenteurs.

Trois groupes bancaires français à bord

Neuf banques ont lancé le projet en septembre 2025, dont ING, UniCredit et CaixaBank. BNP Paribas les a rejointes en décembre 2025. Le Groupe BPCE et la Banque Fédérative du Crédit Mutuel figurent parmi les 25 établissements entrés le 20 mai 2026. Le consortium couvre désormais quinze pays.

Société Générale reste à l’écart. Sa filiale SG-Forge émet depuis avril 2023 son propre stablecoin en euro, l’EURCV.

Le stablecoin Qivalis attend son livre blanc

Aucun jeton n’a encore été émis. Dans son communiqué du 14 octobre, Qivalis prévoit les premières émissions dans les prochains mois, sans fixer de date. MiCA lui impose d’abord de notifier puis de publier un livre blanc. Ce document décrit l’émetteur, les droits des détenteurs, la technologie retenue et les risques.

Le jeton circulera sur la blockchain publique Ethereum, un choix annoncé le 8 septembre alors que l’agrément manquait encore. Les particuliers ne l’achèteront pas auprès de Qivalis. Il passera par des banques, des plateformes d’échange, des prestataires de paiement et des infrastructures de marché.

L’euro face à un marché de 303 milliards de dollars

Selon DefiLlama, les stablecoins pesaient 303 milliards de dollars le 15 octobre. L’USDT de Tether en représente près de 61 %. L’EURC de l’américain Circle, premier stablecoin en euro, plafonne à 492 millions de dollars. Cela fait environ 440 millions d’euros, soit 0,16 % du total. La liste des principaux stablecoins reste dominée par le dollar.

Des réserves rémunérées, un jeton qui ne l’est pas

L’interdiction des intérêts dessine le modèle économique. Les euros versés par les détenteurs sont placés en actifs liquides. Leur rendement suit pour l’essentiel le taux de dépôt de la BCE, fixé à 2,50 % depuis le 16 septembre. Ce revenu revient à l’émetteur, jamais au détenteur. Il éclaire l’intérêt des banques, qui le garderaient dans le circuit européen au lieu de le laisser à des émetteurs américains.

Le budget 2027 viserait aussi le jeton des banques

À Paris, le calendrier croise celui du budget. L’amendement I-CF1826, adopté en commission le 7 octobre, taxerait dès 2027 l’échange d’une cryptomonnaie contre ce type de jeton. Le futur jeton de Qivalis entre précisément dans cette catégorie, comme l’EURC et l’EURCV.

La fiscalité des cryptomonnaies ne taxe aujourd’hui un gain qu’au retour vers l’euro ou lors de l’achat d’un bien. Les députés réexaminent les amendements du budget en séance jusqu’au 19 octobre, avant le vote solennel du 20 octobre. Le stablecoin Qivalis pourrait ainsi arriver sur un marché où l’acquérir contre du bitcoin déclencherait l’impôt.

FAQ

Quelle différence entre le stablecoin Qivalis et l’euro numérique ?

L’euro numérique serait émis par l’Eurosystème, comme les billets. Le jeton de Qivalis est de la monnaie électronique émise par une société privée. Il est adossé à des réserves en euros et supervisé par la DNB.